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On connait la musique… septembre 19 2011

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Les sociétés de perception, qui gèrent les droits des artistes et producteurs, n’avaient pas bonne réputation. Publié ces jours-ci, le rapport de la Commission permanente qui contrôle ces organismes ne va pas arranger les choses. Les rapporteurs jettent une lumière crue sur les rémunérations de leurs dirigeants. Accablant pour certains d’entre eux ! Un rapport qui devrait horrifier les artistes dont le travail nourrit la bête…

Les patrons ne connaissent pas la crise du disque

Une société est particulièrement dans le collimateur : la SCPP (Société civile des producteurs phonographiques), dont le directeur général, Marc Guez, perçoit le deuxième salaire le plus important des dirigeants du secteur (entre 250.000 et 300.000 euros annuels, selon un tableau, page 279). Pourquoi pas ? Sauf que la SCPP n’emploie qu’une quarantaine de collaborateurs et ne traite qu’un peu plus de 60 millions d’euros de droits. C’est là que le bât blesse… “Cette même rémunération est plus de deux fois supérieure à celles de ses homologues dans des sociétés d’une échelle voisine ou supérieure, comme l’Adami ou la Spedidam”, note le rapport. Autrement dit, le patron de la SCPP est trop payé pour le service qu’il rend à ses sociétaires. “J’ai moins de salariés que les autres sociétés, mais ils sont meilleurs, pourquoi en serais-je pénalisé ?”, s’insurge Marc Guez. Du reste, nous sommes l’une des sociétés les mieux gérées. Pour justifier une telle rémunération, la SCPP indique à la Commission que Marc Guez perçoit un salaire équivalent aux directeurs généraux des majors du disque . C’est bien là le problème : comment les patrons de l’industrie du disque peuvent-ils justifier de conserver des rémunérations très élevées, alors même que le marché de la musique s’est effondré de 50 % en cinq ans ? Comment peuvent-ils justifier de tels salaires, alors que l’âge d’or est désormais plus que révolu ?

De ce point de vue, il n’est pas étonnant de retrouver en tête du classement des gros salaires le patron de la Sacem, Bernard Miyet : un salaire plus élevé de + 143 % par rapport à celui de Marc Guez (le rapport ne mentionne pas les chiffres précis) et des notes de frais qui, en 2008, s’élèvent à 29.212 euros par carte bancaire. Face aux rapporteurs de la Commission, la Sacem a tenté de justifier cette forte rémunération : les émoluments de Bernard Miyet seraient “rattachés à une responsabilité internationale publique antérieure”. Mais le rapport note que cette référence “n’a pas été fournie à la Commission permanente du contrôle des sociétés de perception et de répartition des droits”.

Les vacances en Guyane sur carte bancaire de la Sacem

L’examen approfondi des notes de frais des dirigeants de la Sacem révèle des abus non sanctionnés. Ainsi, en 2007, l’un des dirigeants (parti en 2008) avait pris ses aises avec la carte bancaire de la boîte : des repas seuls, des vacances en Guyane (entre le 27 décembre 2006 et le 6 janvier 2007), des frais de péage de week-end, 10.512 euros de “cadeaux”… La Commission souligne, avec euphémisme, que certaines de ces dépenses n’étaient sans doute pas effectuées dans l’intérêt de la société et n’ont pourtant fait l’objet d’aucun contrôle. “Elles n’ont pas été non plus de ce fait remboursées par l’intéressé”, note, non sans ironie, le rapport.

Les dirigeants de la Sacem en prennent pour leur grade à propos des frais d’hôtel et de restaurant payés, pour l’essentiel, par carte bancaire. Les dirigeants “ne respectent guère la note interne relative” aux frais qui est pourtant assez généreuse : les cadres dirigeants doivent s’en tenir à des hôtels 3 étoiles, les repas à l’étranger ne doivent pas excéder 40 euros et pas plus de 70 euros par personne lorsqu’ils invitent. La Commission permanente n’a pas pu pousser plus loin ses investigations, car la Sacem ne dispose pas d’un suivi analytique des dépenses payées par carte. L’opacité “étonne” les rapporteurs…

Une rente assise sur un quasi-monopole

La situation est d’autant plus choquante que les artistes n’ont guère le choix. La loi les oblige à verser. Si bien que les sociétés de perception vivent sur une rente, “un quasi-monopole de fait sur le territoire national”, note le rapport. Avec l’onctuosité qui sied au langage de la haute fonction publique, le rapport relève que “les rémunérations semblent, au moins pour quelques cas individuels, s’écarter notablement des normes de rémunération en vigueur dans les entreprises de taille comparable alors même que celles-ci sont, elles, pleinement exposées à la concurrence”.

Le rapport observe également de grandes disparités entre les salaires des dirigeants et les salariés de ces sociétés. Par exemple, à la Sacem, les six salariés les mieux payés ont vu leurs revenus croître de 10 % entre 2005 et 2008 quand le personnel s’est contenté de + 6,5 % en moyenne sur la période. La Sacem n’a pas justifié cette différence de traitement. Le rapport entre le salaire de Bernard Miyet et le salaire le plus bas de la Sacem est de “30 à 40″, note encore le rapport. Pour une société qui emploie 1.450 salariés…

Moyenne des cinq principaux salaires annuels en euros / effectif salarié / montants des sommes perçues

SACEM : 363.908 euros / 1448 / 961,3 millions d’euros

SACD : 149.775 euros / 232 / 179,6 millions d’euros

SCAM : 142.521 euros / 81 / 74,1 millions d’euros

SPP : 135.465 / 39 / 61,1 millions d’euros

CFC : 110.200 euros / 44 / 43,7 millions d’euros

ADAMI : 107.300 euros / 74 / 53 millions d’euros

SPEDIDAM : 96.020 euros / 32 / 32,9 millions d’euros

PROCIREP : 84.273 euros / 18 / 31,6 millions d’euros

Tous les français gagnent à l’Eurofillon septembre 15 2011

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La crise était soi disant terminée! 

Zygosar va prendre un bain…de foule en Lybie septembre 15 2011

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Espèrons que cela ne va pas engendrer quelques pétards qui ne seront pas mouillés sur le sol français…

Sur la playstation sarkoziène septembre 10 2011

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Marine Le Pen s’est en outre aventurée sur un terrain qu’elle n’aborde que très rarement : les relations internationales. Raillant les “nouveaux paragons de la paix mondialiste” et “les cerbères de la bien pensance mondialiste”, Mme Le Pen a évoqué — sans la citer — l’intervention de l’OTAN en Libye : “nous refusons catégoriquement de nous laisser embarquer dans ces folles aventures bellicistes aux relents de pétrole et dont le risque majeur reste de remplacer ni plus ni moins des dictatures laïques par des dictatures islamistes.”

On prend les mêmes et on recommence…! septembre 7 2011

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Dans son bureau de l’hôtel de ville, Henri Bertholet exhume d’un placard une photo en noir et blanc, datée du 18 juin 1995. Après des années d’atermoiements, le maire socialiste de Romans a décidé de dévoiler sa plus grosse déception d’homme politique. Sur le cliché, des centaines d’habitants des deux villes affluent sur le Pont Vieux et se pressent autour des deux édiles. En ce soir du second tour des municipales, Henri Bertholet vient congratuler Didier Guillaume, PS lui aussi, qui a vaincu Henri Durand, maire de Bourg-de-Péage pendant quarante-deux ans. Une poignée de main symbolique au-dessus de l’Isère, qui scelle la réconciliation des deux rives. Depuis 1977, Romans, à gauche, et Bourg-de-Péage, à droite, étaient politiquement incompatibles. 

Dans l’euphorie de cette réconciliation, Henri Bertholet imagine alors un futur à deux: «Je crois très fortement en une politique d’agglomération permettant des économies d’échelle et l’émergence de projets initiés en synergie», affirme-t-il. Près de dix ans plus tard, l’amertume est pourtant latente: la volonté politique n’est en effet pas venue à bout du déterminisme historique qui frappe ces deux cités siamoises. Comme si la ville du chapeau et celle de la chaussure ne pouvaient décidément s’assortir. «Cette Isère entre nous, c’est un peu notre mur de Berlin», regrette un élu. Et pourtant, trois ponts franchissent la rivière, preuve que des rapports étroits unissent les deux populations. Tous les jours, un Péageois sur trois va à Romans pour travailler - au total, ils sont 2060 à traverser l’Isère, dans un sens ou dans l’autre, selon l’Insee. Et ces déplacements sont tout aussi nombreux pour les loisirs, les achats, les visites chez des amis ou la famille. La brouille tient donc à une incapacité séculaire des municipalités à s’entendre. 

Certes, les relations se sont détendues depuis 1995. En neuf ans, les deux villes se sont toujours regroupées face à l’adversité. Elles ont ainsi organisé une manifestation commune en novembre 2002 pour protester contre les menaces qui pesaient sur l’entreprise Kelian, et ont obtenu l’ouverture d’une cellule de reclassement pour les salariés licenciés. De la même façon, Romans a pu compter sur le vote favorable de Bourg-de-Péage en commission départementale d’équipement commercial pour autoriser l’arrivée de Marques Avenue (voir page VIII). Une entente qui avait permis à Bertholet de faire face à la fronde fomentée par la chambre de commerce et le maire de Valence. 

Les deux villes ont également partagé les frais engagés dans certains grands investissements communs. Elles ont rénové la station d’épuration romanaise et l’ont agrandie pour traiter les eaux usées péageoises. Les premiers bus ont enfin franchi l’Isère en 1996, pour former un seul réseau de transports publics. Les deux villes traitent ensemble la sécurité, la restructuration de l’artisanat et du commerce, l’amélioration de l’habitat. «On a travaillé ensemble à chaque fois que ce fut nécessaire», soutient Didier Guillaume. «On multiplie les structures, mais il n’y a pas de projet global», lui répond Henri Bertholet, qui voulait former avec Bourg-de-Péage une communauté d’agglomération. 

«On ne se marie pas pour le fric» 

Adjoint aux finances à Romans, Jean-Pierre Béraldin avait été mandaté par le maire pour mener les tractations en coulisses dans la perspective de sceller l’union entre les deux villes. En 1999, rappelle-t-il, la loi Chevènement incitait, par des subventions sonnantes et trébuchantes, les communes dont la population dépassait 50 000 habitants à constituer une communauté d’agglomération. L’élu romanais avait transmis plusieurs notes à ses homologues péageois, brandissant le bénéfice financier, estimé à 1,38 million d’euros (9 millions de francs). «Avec cette somme, nous aurions pu doubler la subvention allouée au club de rugby et engager la réfection de la piste d’athlétisme. C’est un gâchis énorme!» tonne-t-il. «On ne se marie pas pour le fric», réplique Didier Guillaume. «Il faut être bien riche pour dédaigner une telle somme», rétorque Henri Bertholet. 

Outre les incitations financières, le passage en communauté d’agglomération présentait l’avantage, avec l’institution d’une taxe professionnelle unique, de mettre un terme à la guerre économique que se livrent la communauté de communes du pays de Romans et celle du canton de Bourg-de-Péage. «Aujourd’hui, chacun drague les entreprises du voisin», regrette Gérard Chaumontet, président PS de la première. Et de citer l’exemple d’une start-up romanaise, encensée par la presse locale un jour et recevant le lendemain des propositions immobilières de Bourg-de-Péage… «Nous déployons une énergie incroyable pour simplement conserver nos entreprises et non pas pour en attirer d’autres», confirme François Monterrat, directeur du développement économique romanais. Les deux structures intercommunales s’adonnent à ce jeu, soit en baissant le prix des terrains, soit en subventionnant les emplois créés. 

Les Romanais estiment qu’en concentrant les moyens les deux communautés parviendraient à promouvoir avec plus d’efficacité le territoire et à attirer des entreprises extérieures, de Suisse ou d’Ile-de-France. Et à mettre fin au départ de sociétés, notamment de services, vers Valence. «Mais Bourg-de-Péage se sait du bon côté, à proximité de Rovaltain (voir page VI). Voilà pourquoi ils ne cherchent pas spécialement à nous rejoindre», dit, grinçant, François Monterrat. «Il n’y a pas de concurrence entre nos deux villes ni avec Valence, répond Didier Guillaume. Notre tâche commune est de réussir Rovaltain.» 

Vu de Romans, le développement économique n’est pas le seul intérêt de la communauté d’agglomération. Comme l’affirmait le peintre Francis Picabia, «l’amour seul est désintéressé, tandis que le mariage ne l’est jamais». Selon les élus romanais, Bourg-de-Péage ne met pas suffisamment la main à la poche pour financer les associations communes telles que le club de rugby. Et devrait contribuer au fonctionnement d’équipements d’agglomération, comme la médiathèque ou l’école nationale de musique, fréquentées par 17,8% et 11,8% de jeunes de la communauté de communes voisine. La communauté d’agglomération leur imposerait habilement de payer leur écot. 

«Nous avons nous aussi des charges de centralité, en accueillant les enfants des alentours au centre aéré», relativise Jean-Félix Pupel, maire (sans étiquette) de Bourg-de-Péage depuis l’accession de Didier Guillaume à la présidence du conseil général de la Drôme. «Romans devrait aussi parler des recettes de centralité, avance pour sa part Pierre Buis, président (sans étiquette) de la communauté de communes du canton de Bourg-de-Péage. Les personnes qui y travaillent ou y font leurs courses rapportent aussi à la ville centre.» 

Didier Guillaume n’est pas convaincu par les bénéfices de l’agglomération. «Ce serait une structure de plus qui éloignerait le pouvoir des citoyens, estime-t-il. Et je ne crois pas aux économies d’échelle. Aujourd’hui, nous parvenons à tout faire ensemble, et nous évitons la bureaucratie.» «Pour que l’intercommunalité fonctionne, il faut qu’elle soit librement consentie, ajoute sa directrice de cabinet, Béatrice Frecenon. Or, les petites communes ont très peur d’entrer dans une grosse structure. Notre communauté de communes, née en janvier 2000, est trop récente pour en changer.» 

Des communes aux horizons différents 

Une stratégie dilatoire? «Didier Guillaume nous a demandé d’attendre les élections cantonales de 1998, les municipales de 2001 puis les cantonales de 2004», pointe un collaborateur du maire de Romans. «Il y avait toujours une échéance électorale pour m’empêcher de poser le problème publiquement, puisque nous sommes de la même famille politique», complète Henri Bertholet, visiblement déçu. En gage de bonne volonté, Romans avait pourtant proposé à Didier Guillaume de prendre la tête de la communauté d’agglomération. 

«Il visait déjà la présidence du conseil général et préférait ménager les communes voisines, qui ne veulent pas entendre parler d’agglomération», maugrée un élu. Une stratégie payante, puisque l’ex-maire de Bourg-de-Péage, qui a été soutenu durant sa campagne par 13 des 14 maires de son canton, a pris la tête de l’assemblée départementale le 1er avril dernier. «Romans et Bourg-de-Péage sont chefs-lieux de canton. Chacun a son propre horizon: la Drôme des collines pour l’un, la plaine de Valence pour l’autre», analyse, fataliste, Laurent Jacquot, secrétaire de l’Association de sauvegarde du patrimoine romanais et péageois. «Au XIVe siècle, rappelle-t-il, Bourg-de-Péage rassemblait les marchands qui s’installaient de l’autre côté de l’Isère pour ne pas payer l’octroi romanais.» Bourg-de-Péage ne voulait déjà pas payer: rien n’a changé. 

Déjà en 1997! septembre 7 2011

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13 heures. Arrivée dans la Drôme. Déjeuner à la terrasse de La Charette, restaurant du tout-Romans, avec le candidat PS, Henri Bertholet, et son équipe. Martine Aubry évoque sa campagne. «Je n’ai jamais vu les gens se passionner de cette façon-là. Il faut voir le niveau des questions macro-économiques qu’ils posent! Je crains le pire de la droite dans les dernières heures. Il faut s’attendre à toutes les rumeurs. Comme celles qui disent que j’ai acheté un château et que je roule en Porsche. Et ça marche. Bientôt, on va me trouver une kyrielle d’amants arabes!» Henri Bertholet abonde: «Moi, j’ai eu droit à un tract affirmant que j’avais inauguré une mosquée intégriste du FIS”»


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